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LA SÉCURITÉ EN RANDONNÉE

Renseignez-vous sur le niveau de difficulté de l’itinéraire et sur sa durée. II est impératif de préparer le circuit que vous allez suivre au préalable et d’emporter avec vous une carte détaillée des lieux (ou plusieurs si la zone est vaste, ne lésinez pas sur cet achat !).

Les plans distribués par les offices du tourisme peuvent être certes commodes, mais si les cartes l’Institut géographique national (IGN) au 1/25 000e ont les faveurs de tous les randonneurs, cela ne doit rien au hasard. Leur précision d’informations vous permettront d’estimer au mieux les dénivelés, les temps de parcours, les arrêts possibles pour une baignade en rivière, les points où remplir votre gourde… Vous en trouverez en vente dans les stations-service, les maisons de la presse, les rayons voyage des librairies.

Prévoyez ainsi la durée de votre randonnée et ajouter facilement une heure par précaution. Pour faire votre calcul, sachez que les valeurs moyennes de progression sont établies autour de 4 à 5 km par heure. Côté altitude, comptez sur 300 à 350 m de dénivelé par heure en montée, et 400 à 450 m de dénivelé par heure en descente. Ces valeurs seront cependant à peaufiner en fonction des personnes et des conditions météorologiques. Sans oublier qu’il y aura forcément des pauses photos ou collations, des arrêts pipi, des moments d’égarement où vous perdrez un peu de temps…

ÉTÉ COMME HIVER, ATTENTION À LA MÉTÉO

En montagne, même l’été, la brume fait souvent sont apparition de manière très subite, sans qu’on puisse la prévoir. Brusquement, une véritable purée de pois peut vous encercler. Dans ce cas, ajoutez un vêtement supplémentaire et allez plus doucement. De toute manière, vous verrez moins bien vos pas.
Il n’est pas rare non plus que les chaudes journées d’été se concluent par un violent orage. Ne trouvez pas refuge sous un arbre !
En hiver, consultez la météo et le Bulletin du Risque d’Avalanche.
Enfin gare enfin à la neige, qui change d’aspect selon les conditions climatiques, et qui peut dissimuler des plaques de verglas. Si vous n’êtes pas suffisamment équipé et que vous portez une simple paire de chaussures de marche, évitez les zones enneigées. Faites en sorte de les contourner.

Précautions et conseils à prendre en cas d’orages pendant une randonnée

– Éviter les crêtes. Si l’on est surpris sur un sommet, descendre le plus bas et le plus rapidement possible en s’abstenant d’emprunter les arêtes de la montagne ;

– Éloigner de soi toute pièce métallique (piolets, crampons, mousquetons, pitons, bâtons télescopiques, etc.) ;

– Ne pas stationner sous les arbres et rochers surtout lorsqu’ils sont isolés, ni sous les surplombs ou sous tout ce qui peut être conducteur (eau qui ruisselle le long d’une paroi) ;

– S’asseoir par terre, car la foudre est attirée par tout ce qui dépasse (un arbre, un pic, ou un homme debout). Ne pas s’allonger ni s’appuyer contre une paroi ;

– S’isoler au maximum du rocher ou du sol au moyen de tout matériau isolant : rouleau de corde, sac de couchage ou sac à dos dont l’armature est posée sur le sol ; il est préférable que ces objets soient sec

 À NOTER
Campez uniquement dans les endroits autorisés, respectez la nature et les règlementations locales.

ÉVITEZ DE PARTIR SEUL(E)

En randonnée, si vous êtes seul, une simple foulure peut devenir un véritable calvaire ! Imaginez vous par exemple terminer une descente sur une seule jambe sans épaule sur laquelle vous appuyer. Un cauchemar ! Quelle que soit la durée prévue de la marche, prévenez un proche de votre départ, ou bien la personne qui tient le gîte ou l’hôtel dans lequel vous serez hébergé.
Donnez très précisément vos horaires de départ et d’arrivée estimés, les détails du circuit que vous vous apprêtez à réaliser, et convenez d’une heure à laquelle vous rappellerez votre contact pour lui dire que vous êtes rentré.

ALLEZ À VOTRE RYTHME

Tous les guides de randonnées vous diront que face à un effort soutenu, les randonneurs qui flanchent les premiers sont ceux qui ont mésestimé leurs forces et sont partis bille en tête. Il vaut mieux aller lentement et faire des pauses régulières que d’aller trop vite, notamment en montée. Ne forcez pas ! Si vous partez pour plusieurs jours, gardez bien en tête que ce qui prime pour tenir sur la durée, c’est la régularité. Il est donc indispensable de suivre votre rythme à vous, quitte à avoir la sensation de ralentir le groupe si vous partez à plusieurs. N’hésitez pas à faire demi-tour et à renoncer si vous sentez qu’il le faut.

NE PRENEZ PAS LE VERTIGE DE HAUT

Progresser sur une arête avec le vide de chaque côté peut être très impressionnant. De même, certains milieux accidentés nécessitent de passer par des échelles fixées sur des parois. Si le vide sous vos pieds commence à vous faire tourner la tête, c’est que le vertige vous saisit. Pour le dissiper, ne l’ignorez pas. Demandez à vos partenaires de marche de ralentir un peu, ne regardez plus en bas, et concentrez vous sur votre respiration. Buvez un peu d’eau si nécessaire. Posez un pied après l’autre en vous focalisant sur vos pas et votre respiration et tout devrait revenir à la normale progressivement.

PRENEZ EN COMPTE TOUS LES ÉLÉMENTS

Gardez bien en tête que les blessures ont très souvent lieu en fin de parcours, lorsque l’on s’est un peu trop relâché et qu’on croit le circuit déjà bouclé, alors soyez concentré jusqu’au bout !
En forêt, les racines d’arbres et les pierres sont parfois traîtresses. Observez scrupuleusement le sol ou vous évoluez, mais n’en oubliez pas pour autant les branchages qui seront à la hauteur de votre visage. Votre regard devra balayer de haut en bas la route qui s’ouvre devant vous. Fatiguant, mais efficace ! Les personnes aux cheveux longs auront tout intérêt à les attacher (voir à prévoir des barrettes) ou à les dissimuler sous une casquette ou un chapeau.

Quand vous longerez des parois, prenez garde aux chutes de pierres, et ne prenez appui sur elles que si vous avez évalué au préalable la solidité de la roche. En cas d’intempéries, les rochers peuvent devenir très glissants. Soyez très prudent !
À côté des cours d’eau, soyez encore très vigilant, notamment si des enfants vous accompagnent. En montagne, à la fonte des glaces (dès le printemps), les torrents observent des crues rapides et dangereuses. Sachez-le !

Sac à dos et accessoires

Le choix d’un sac à dos est important pour le confort du randonneur.  Si vous ne comptez faire que des randos d’une journée ou deux, inutile d’acheter un énorme sac à dos comme on le voit bien trop souvent sur les chemins. Le matériel ayant grandement évolué, il est possible de ranger tout le nécessaire dans un sac à dos léger.

Pour les juniors, un volume de 10 litres est suffisant ; les adultes choisiront une contenance jusqu’à maximum 30 litres pour une rando d’une journée. Personnellement, j’utilise un sac de 20 litres (Quechua Diosaz 20 Team) et je peux y mettre tout le matériel tout en restant léger.

Il devra contenir :

– une gourde d’eau (d’aucuns y rajoutent du jus de citron) ou une poche d’au moins 0,5 l ;
– de quoi manger (je détaille ce point plus bas) ;
– un habit contre la pluie style coupe-vent ;
– une polaire ou équivalent ;
– des jumelles (facultatif, pour observer la faune) ;
– une carte IGN (ou une photocopie de la dalle concernée) ou une montre GPS ou un smartphone avec une application telle que Maps.MEGeo Trackerou Google Maps avec le tracé KML/GPX de la randonnée téléchargé depuis la fiche itinéraire ;
– un sifflet (en cas de brouillard) ;
– un téléphone ;
– une couverture de survie ;
– une boussole (optionnel si vous ne savez pas vous en servir !) ;
– une trousse à pharmacie (précisé également plus bas) ;
– et un sac plastique pour ramener dans la vallée tous les déchets et emballages divers.

Les sacs ne possédant qu’une seule anse sont à exclure : la charge est mal répartie ce qui est mauvais pour le dos. Les objets légers doivent remplir l’espace autour des objets lourds, qui seront placés près du dos, graduellement vers le haut. Tous les objets qui doivent être à portée de main seront rangés dans la pochette supérieure du rabat du sac. Bien ajuster les sangles afin qu’il ne soit ni trop lâche, ni trop serré sur les épaules.

Cependant, inutile de se charger comme une mule ! Avant de partir en rando, vider le sac à dos sur une table ou par terre et évaluer ce qui est utile de ce qu’il ne l’est point. Il s’agit d’une rando, pas d’un trek ou d’une expédition sur plusieurs jours ?

En ce qui concerne les accessoires, les lunettes de soleil demeurent indispensables, même par temps voilé. Pour les plus jeunes, une casquette (blanche de préférence, pour la réverbération) n’est pas de trop, surtout lorsque le soleil cogne sur les faces exposées au sud.

 

NE MANQUEZ JAMAIS D’EAU

La déshydratation peut vraiment vous ralentir. Et n’imaginez pas que dans la nature, vous pourrez boire dans n’importe quelle rivière. En montagne comme à la campagne, les bêtes font souvent leurs besoins à proximité des cours d’eau. Cette pollution de l’eau par la matière fécale peut être responsable de très sérieux désagréments chez l’homme. Sans parler de la pollution aux nitrates -d’origine agricole- dans certaines régions. En réalité, rares sont les sources qui sont vraiment sures.
Emportez au moins 2 litres d’eau par jour et par personne, vous serez plus tranquilles, et veillez à identifier les points d’eau le long de votre itinéraire.

ADAPTER L’ALIMENTATION À L’EFFORT

Si la durée de la randonnée n’excède pas 3h, prenez uniquement de l’eau. Vous pouvez la sucrer légèrement si l’effort est vraiment intense.  Pour une demi-journée, prévoyez par contre des fruits secs des pâtes de fruits ou bien des barres de céréales.
Dans le cas d’une longue randonnée en autonomie, la gestion de l’alimentation devient épineuse. Vous ne pourrez pas porter des quantités de nourriture trop importantes, mais il faudra toutefois prendre garde à vous nourrir suffisamment et à tout faire pour éviter d’éventuels problèmes de santé (diarrhées, constipations, baisse de forme…). Vous trouverez en magasins spécialisés des produits à haute teneur énergétique et se conservant à température ambiante. Les aliments déshydratés vous seront pas exemple d’un grand secours. Il vous faudra impérativement des sucres lents, mais vous pourrez diminuer vos apports en viandes et autres sources de protéines.
Au retour, veillez à boire beaucoup et à favoriser la réhydratation à grand renfort de potages, boissons, tisanes. La récupération énergétique passera quant à elle par les pâtes et le riz, et là encore, il faudra limiter les apports carnés pour éviter les crampes.

PORTER DES VÊTEMENTS VOYANTS

Évitez le kaki et les couleurs sombres. En cas de sauvetage, on vous repérera très vite, et mieux vaut être très visibles dans les zones fréquentées par les chasseurs. Renseignez-vous sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse.

EN GROUPE

Ne surestimez pas vos capacités ainsi que celles des participants et vérifiez les compétences techniques et physiques de chacun d’entre eux. Adaptez votre sortie au niveau le plus faible du groupe. Envisagez la possibilité d’un encadrement professionnel qualifié. Pour trouver le guide qui vous correspond, contactez par exemple le bureaux des guides de votre station en montagne, les fédérations régionales de randonnées, ou bien les offices du tourisme. N’oubliez jamais que les enfants se fatiguent vite.

EN CAS DE PÉPIN

Survol d’un hélicoptère :

  • Les 2 bras levés en V veut dire  : ‘j’ai besoin d’aide’ 
  • 1 bras levé, l’autre baissé veut dire : ‘je n’ai pas besoin d’aide’ 

Si jamais votre randonnée ne se passe pas comme prévue, il faut toujours se munir de certains éléments indispensables, notamment un moyen de communication pour alerter les secours (n° européen : 112) .

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